En ce vendredi 29 mai, jour de l’Assemblée générale de TotalEnergies, et aux côtés de militant·es d’Attac, Avaaz et de 350, nous avons organisé une action visuelle sur le parvis de La Défense pour dénoncer le soutien financier et politique dont continue de bénéficier le groupe malgré ses profits massifs, ses projets fossiles en cours et leurs impacts humains, climatiques et environnementaux.
Face à la tour TotalEnergies, nous avons mis en scène Emmanuel Macron alimentant un oléoduc TotalEnergies avec l’argent des Français·es. À l’autre bout : Patrick Pouyanné, PDG du groupe, entouré de profits débordants, sur fond d’impacts liés à l’expansion fossile de TotalEnergies, notamment EACOP et Mozambique LNG.
Le message adressé au gouvernement français est clair : il est temps d’arrêter de protéger TotalEnergies. Alors que le groupe continue d’engranger des milliards de profits et d’investir dans de nouveaux projets pétroliers et gaziers, l’État français continue de lui apporter un soutien politique et financier – y compris via des institutions publiques liées à l’épargne des Français·es. Nous demandons au gouvernement de mettre fin au soutien public à l’expansion fossile de TotalEnergies et de taxer enfin les profits de l’entreprise qui ont explosé depuis le début de la guerre en Iran.
Cette action a eu lieu au lendemain de la publication d’un nouveau rapport d’Earth Insight sur EACOP, le mégaprojet d’oléoduc porté par TotalEnergies entre l’Ouganda et la Tanzanie. Le rapport documente les risques majeurs du projet pour les communautés, les zones humides, les aires protégées, les ressources en eau et le bassin du lac Victoria.
Une mobilisation qui dure depuis des années
Pour Action Justice Climat, les actions lors de l’AG de Total sont légion. Pour rappel, en 2023 nous étions plus de 700 activistes a tenter de perturber la tenue de l’AG et a affronté un dispositif policier et des moyens de répression massifs : gazage à bout portant, grenades lacrymogènes lancées dans la foule assise, vêtements brûlés aux grenades, matraquage arbitraire, interpellations, brutalisation des activistes et journalistes.
Ce type d’action et la répression que nous avons subi ont laissé des traces. Financières, d’abord : des arrestations qui ont donné lieu à des procédures judiciaires à rallonge – accompagnées d’un coût financier conséquent – mais aussi humaines, pour les activistes présent·es. Depuis, la mobilisation est rendue de plus en plus compliquée par les services de police de l’Etat et le dispositif de sécurité de Total, nous empêchant d’accéder au périmètre entourant le lieu de l’AG.
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Il reste essentiel pour nous de poursuivre la mobilisation contre le géant français de l’industrie fossile, d’une autre manière, pour affirmer notre rôle démocratique de contre-pouvoir. Le contexte de guerre au Moyen-Orient et les profits faramineux engrangés par Total nous oblige à agir pour exiger des mesures pour protéger les populations et les écosystèmes directement impactés par les projets destructeurs de Total.
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Crédit photo : Kamil Zihnioglu/AP Content Services for Avaaz







